MARIE SIXTINE x Minorquines

Cette saison, MARIE SIXTINE s’est associée à Minorquines, la célèbre marque de sandales, pour la création de modèles exclusifs ! Nous avons rencontré la créatrice française, Anne Savajol, pour en savoir un peu plus sur cet intemporel estival…

Pour bien commencer cette interview, on va te poser une question qui fâche… On prononce Minorqu(ines) ou Minorqu(inesse) ?

Cela m’amuse toujours d’entendre Minorqu(inesse). On prononce « Minorqu(ines) » ! C’est la version francisée de menorquinas en espagnol. En français ce mot signifie « de Minorque ». « Minorquines » est le petit nom que nous donnions à ces sandales quand nous passions nos vacances aux Baléares… En France, on ne prononce pas les « s » à la fin des mots, donc nous disons bien Minorqu(ines). Par chance, en 2012 j’ai pu déposer le nom de la marque ! Pour compliquer le tout, mes amis de Majorque les appellent des « mallorqu(ines) ».

« Avarca », « Minorquines », qui est quoi ? Peux-tu nous guider dans ces noms exotiques et mystérieux ?

Avarca est le nom exact. C’est celui qui est utilisé par les habitants de Minorque.

À l’origine, la sandale a été créée par des paysans de Minorque. Ils ont conçu une chaussure avec une fine ouverture afin de protéger leurs pieds pour les travaux des champs en été.

Le succès du modèle s’est propagé de la ferme à la ville puis de l’atelier à l’usine… Jusqu’à Majorque où je passe toutes mes vacances depuis 1976 ! 

Comment est né ton amour pour cette île ?

J’ai été séduite par son histoire ! Minorque est la plus petite île des Baléares. Eloignée du continent espagnol, elle est encore très sauvage et a été préservée de l’urbanisation touristique des années 60 car Franco avait fait une sorte d’embargo pour se venger des minorquins qui auraient hébergé les derniers républicains pendant la guerre d’Espagne. Cela n’a pas facilité le développement économique de l’île. Et aujourd’hui, on s’en réjouit ! On y trouve deux villes magnifiques que j’adore : Mahon, la capitale qui a vu les amours de personnages historiques : l’Amiral Nelson et Lady Hamilton et dont les deux splendides maisons se font face de chaque côté du port. C’est aussi dans cette ville qu’a été inventé la mayonnaise (une légende importante pour nous !). Et il y a la superbe Ciutadella, la ville des seigneurs et des commerçants aisés. Elle est plus traditionnelle et j’y débarquais avec ma famille chaque été pour y passer une journée de rêve et acheter les fameuses « Minorquines ».

Je suis chaque fois émue quand je prends le ferry pour mon escapade de l’été à Minorque. C’est un rituel auquel je tiens et j’ai hâte de retrouver cette île immaculée, sauvage et belle.

Parle-nous de l’avant Minorquines !

Mon parcours est atypique car je travaillais dans l’immobilier de bureaux ! Venant d’une famille d’entrepreneurs, je réfléchissais régulièrement à un moyen de monter ma propre boîte. En 2007, sur une plage de Majorque, avec une amie nous avons eu l’idée d’importer ces sandales. Nous en achetions depuis des années pour nous et nos enfants mais nous devions attendre l’été pour nous en procurer. C’était aberrant de ne pas en trouver en France. Nous avons donc pris un ferry pour rencontrer les fabricants de l’île mais le projet n’a pas abouti ! J’y repensais régulièrement alors je me suis intéressée au processus de lancement d’une marque, j’ai lu des livres sur l’entreprenariat, la création d’un site web… Jusqu’en 2012.

En 2012 donc, tu lances ta marque en commercialisant une entreprise traditionnelle, artisanale et familiale… Est-ce un challenge de conserver un ADN intact ?

Je suis retournée voir les fabricants de Minorque. Je me suis bien entendue avec l’un d’eux qui avait une petite usine familiale. Au départ, nous avons décidé que j’allais distribuer ses modèles en France. Puis très vite, j’ai compris qu’il fallait que je créé mes propres modèles. J’ai alors fait appel à une styliste, Isabelle Varin. La première fois que l’on s’est rendues à l’atelier, mes interlocuteurs sur place étaient très sceptiques. Ils voyaient d’un mauvais œil mon besoin de faire bouger les lignes et de faire entrer Isabelle dans la fabrication. Mais elle a su s’imposer, conserver l’héritage et nous orienter vers de nouveaux fournisseurs… Depuis, chaque saison nous élaborons une collection avec des modèles inédits et nous sommes tous très enthousiastes à l’idée de réaliser ces nouveautés !

« Le succès du modèle s’est propagé de la ferme à la ville puis de l’atelier à l’usine… »
Le comfy est-t-il le nouveau glamour ?

Ah oui le comfy ! Bien vu ! Le côté confortable mais chic est un point de départ du succès de la marque. On peut porter des sandales plates, sans trop montrer ses orteils, tout en étant glamour. Vous remarquerez que la semelle est en gomme et non en cuir car à l’origine les paysans utilisaient les pneus de leurs tracteurs. Le pneu a été remplacé par de la gomme pour rendre le modèle plus confortable… Nous avons repris le motif du pneu en clin d’œil !

Comment s’est imposée cette collaboration avec MARIE SIXTINE ?

Pour moi la femme MARIE SIXTINE est fraîche, elle aime se faire plaisir avec des coupes simples et de belles matières…

Il y a une association claire avec Minorquines ! Les modèles Minorquines x MARIE SIXTINE font partie de nos basics, voire de nos best-sellers et sont exclusivement twistés d’une bride différente. Les modèles sont très frais, déclinés dans des tons bleu, cuivre métallisé, rose pâle, argenté et cuir naturel. Pour l’anecdote, ma fille aînée qui a 17 ans, me répète régulièrement que ces modèles sont bien plus canons que les originaux !

Les sandales OLGA
Quoi de mieux que l’avis de la créatrice ? Comment mixerais-tu une des paires de cette collaboration avec un look MARIE SIXTINE ?

Je choisirais les sandales Frida, le pantalon Tom et la blouse Dreanne en couleur Ink ! C’est une tenue simple et facile à vivre qui me ressemble et que je porterais par exemple pour aller aux bureaux travailler sur la prochaine collection printemps été 2019 😉

Dans sa maison à Majorque, Anne Savajol s’amuse à sonner les repas sur cette cloche traditionnelle.
L’arrivée sur la sublime plage de Cala Pregonda…
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